{"id":3826,"date":"2015-11-11T11:11:01","date_gmt":"2015-11-11T10:11:01","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/cequireste\/?p=3826"},"modified":"2017-09-03T08:40:44","modified_gmt":"2017-09-03T08:40:44","slug":"christian-garcin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=3826","title":{"rendered":"Octave Auguste"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><span class=\"dquo\">\u00ab<\/span> Il man\u00adgeait tr\u00e8s peu, aimait sur\u00adtout les \u00e9per\u00adlans et les petites sar\u00addines, le fro\u00admage de bre\u00adbis et les figues nou\u00advelles. L\u2019heure lui \u00e9tait sans impor\u00adtance: il se nour\u00adris\u00adsait lorsque son corps le lui com\u00adman\u00addait. Aus\u00adsi il man\u00adgeait sou\u00advent seul. Il buvait rare\u00adment, et pr\u00e9\u00adf\u00e9\u00adrait \u00e0 tout autre le vin de&nbsp;R\u00e9tie.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Octave Auguste<\/em> de Chris\u00adtian Garcin<\/p><\/blockquote>\n<p class=\"texteprose\">Il naquit peu apr\u00e8s la conju\u00adra\u00adtion de Cati\u00adli\u00adna, le neuf des calendes d\u2019oc\u00adtobre. Avant de le mettre au monde, sa m\u00e8re r\u00eava que ses entrailles \u00e9taient tour\u00adn\u00e9es en direc\u00adtion des astres et emplis\u00adsaient la tota\u00adli\u00adt\u00e9 de la terre et des cieux. On vit l\u00e0 un signe annon\u00adcia\u00adteur d\u2019un des\u00adtin exemplaire.<\/p>\n<p class=\"texteprose\">Sa vie fut ensuite mar\u00adqu\u00e9e par toutes sortes de pro\u00addiges : il n\u2019a\u00advait pas deux ans lors\u00adqu\u2019a\u00adga\u00adc\u00e9 par le coas\u00adse\u00adment inces\u00adsant des gre\u00adnouilles dans la pro\u00adpri\u00e9\u00adt\u00e9 de son grand-p\u00e8re, il leur inti\u00adma l\u2019ordre de se taire. Nul ne savait qu\u2019il avait d\u00e9j\u00e0 appris \u00e0 par\u00adler. \u00c0 comp\u00adter de ce jour on ne les enten\u00addit&nbsp;plus.<br>\nL\u2019an\u00adn\u00e9e de ses neuf ans un aigle lui arra\u00adcha des mains le mor\u00adceau de pain qu\u2019il s\u2019ap\u00adpr\u00ea\u00adtait \u00e0 man\u00adger, s\u2019en\u00advo\u00adla der\u00adri\u00e8re les col\u00adlines les plus loin\u00adtaines, et revint doci\u00adle\u00adment le lui rapporter.<br>\nPlus tard, pen\u00addant un sacri\u00adfice, les foies de toutes les vic\u00adtimes s\u2019ou\u00advrirent sous ses yeux, exhi\u00adbant ain\u00adsi la moindre de leurs fibres. Les arus\u00adpices convinrent qu\u2019il s\u2019a\u00adgis\u00adsait l\u00e0 d\u2019un pr\u00e9\u00adsage de grande et heu\u00adreuse destin\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"texteprose\">Il redou\u00adtait le froid autant que la cha\u00adleur. L\u2019hi\u00adver il por\u00adtait quatre tuniques sous une toge \u00e9paisse et s\u2019en\u00adtou\u00adrait les jambes de ban\u00adde\u00adlettes. L\u2019\u00e9\u00adt\u00e9 il fal\u00adlait lui ins\u00adtal\u00adler des jets d\u2019eau sous les p\u00e9ri\u00adstyles, et qu\u2019un esclave l\u2019\u00e9\u00adven\u00adt\u00e2t \u00e0 toute heure. Il por\u00adtait un cha\u00adpeau \u00e0 larges bords afin que le soleil ne v\u00eent pas heur\u00adter son cr\u00e2ne, m\u00eame en plein&nbsp;hiver.<br>\nIl d\u00e9tes\u00adtait se lever t\u00f4t, mais ne pou\u00advait jamais demeu\u00adrer allon\u00adg\u00e9 plus de sept heures cons\u00e9\u00adcu\u00adtives. Aus\u00adsi il veillait tard le soir, s\u2019oc\u00adcu\u00adpant des affaires urgentes, lisant ou \u00e9cri\u00advant jus\u00adqu\u2019au c\u0153ur de la nuit. Il dor\u00admait d\u2019un som\u00admeil g\u00e9n\u00e9\u00adra\u00adle\u00adment pai\u00adsible, et croyait aux pr\u00e9\u00adsages et au pou\u00advoir des r\u00eaves. C\u2019est d\u2019ailleurs \u00e0 la suite d\u2019un songe qui l\u2019a\u00advait \u00e9veill\u00e9 vers l\u2019aube qu\u2019il d\u00e9ci\u00adda un jour de deman\u00adder l\u2019au\u00adm\u00f4ne au peuple, tous les ans \u00e0 date fixe. On le voyait alors sous bonne escorte tendre la main aux pas\u00adsants qui lui don\u00adnaient quelques as, en \u00e9vi\u00adtant tou\u00adte\u00adfois de trop le d\u00e9visager.<\/p>\n<p class=\"texteprose\">Il usait d\u2019ex\u00adpres\u00adsions assez plai\u00adsantes, qui d\u00e9rou\u00adtaient sou\u00advent. Pour dire la vitesse avec laquelle une action avait \u00e9t\u00e9 accom\u00adplie il disait : En moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour cuire les asperges. Pour dire qu\u2019il fal\u00adlait sup\u00adpor\u00adter le pr\u00e9\u00adsent il disait : Conten\u00adtons-nous du Caton de ce&nbsp;jour.<br>\nIl \u00e9cri\u00advait par\u00adfois, com\u00adpo\u00adsa plu\u00adsieurs ouvrages de prose et deux recueils de po\u00e9\u00adsies qu\u2019il lisait \u00e0 ses amis. Il s\u2019es\u00adsaya aus\u00adsi \u00e0 une tra\u00adg\u00e9\u00addie, mais en fut insa\u00adtis\u00adfait, et il la d\u00e9trui\u00adsit. Il m\u00e9pri\u00adsait les pr\u00e9\u00adcieux autant que les archa\u00ef\u00adsants. Pour lui, il s\u2019ef\u00adfor\u00ad\u00e7ait d\u2019ex\u00adpri\u00admer clai\u00adre\u00adment sa pen\u00ads\u00e9e, sans fards ni for\u00admules \u00e0 effets.<\/p>\n<p class=\"texteprose\">Il se tenait \u00e9loi\u00adgn\u00e9 de la pompe et de l\u2019af\u00adf\u00e8\u00adte\u00adrie. Aimait jouer aux billes, aux d\u00e9s, aux noix avec les enfants. Il \u00e9tait avec eux atten\u00adtif et patient. On lui en cher\u00adchait sou\u00advent, de pr\u00e9\u00adf\u00e9\u00adrence des Maures et des Syriens. Il d\u00e9tes\u00adtait les nains et les enfants dif\u00adformes, les hommes contre\u00adfaits, les ani\u00admaux mons\u00adtrueux et les arbres tordus.<\/p>\n<p class=\"texteprose\">Il man\u00adgeait tr\u00e8s peu, aimait sur\u00adtout les \u00e9per\u00adlans et les petites sar\u00addines, le fro\u00admage de bre\u00adbis et les figues nou\u00advelles. L\u2019heure lui \u00e9tait sans impor\u00adtance: il se nour\u00adris\u00adsait lorsque son corps le lui com\u00adman\u00addait. Aus\u00adsi il man\u00adgeait sou\u00advent seul. Il buvait rare\u00adment, et pr\u00e9\u00adf\u00e9\u00adrait \u00e0 tout autre le vin de&nbsp;R\u00e9tie.<\/p>\n<p class=\"texteprose\">\u00c0 vingt-cinq ans il \u00e9pou\u00adsa Livie, qu\u2019il avait enle\u00adv\u00e9e \u00e0 son mari, dont elle \u00e9tait enceinte. Son amour pour elle demeu\u00adra tou\u00adjours pro\u00adfond, et exemplaire.<br>\nCha\u00adcun savait aus\u00adsi les frasques de sa jeu\u00adnesse. On le trai\u00adtait de giton, d\u2019ef\u00adf\u00e9\u00admi\u00adn\u00e9. On disait qu\u2019il s\u2019\u00e9\u00adtait don\u00adn\u00e9 vierge \u00e0 C\u00e9sar, et ven\u00addu par la suite \u00e0 des dizaines d\u2019autres. Qu\u2019il avait le sou\u00adci de conser\u00adver tou\u00adjours la peau douce, et qu\u2019\u00e0 cet effet il se br\u00fb\u00adlait le poil des jambes avec de l\u2019\u00e9\u00adcorce de noix br\u00fb\u00adl\u00e9e. Mais on disait aus\u00adsi que les mul\u00adtiples adul\u00adt\u00e8res qu\u2019il avait com\u00admis ensuite l\u2019a\u00advaient \u00e9t\u00e9 moins par vice ou par pas\u00adsion que par cal\u00adcul ou roue\u00adrie. Que l\u2019ob\u00adjet du plai\u00adsir lui impor\u00adtait peu pour\u00advu qu\u2019il f\u00fbt pris, de pr\u00e9\u00adf\u00e9\u00adrence avec une femme mari\u00e9e ou une vierge nubile sus\u00adcep\u00adtibles de l\u2019en\u00adtre\u00adte\u00adnir de secrets in\u00e9dits sur ses adversaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"texteprose\">Il \u00e9tait sans sou\u00adci de son aspect, se fai\u00adsait coif\u00adfer \u00e0 la h\u00e2te par plu\u00adsieurs bar\u00adbiers tan\u00addis qu\u2019il \u00e9cri\u00advait ou lisait. Ses yeux \u00e9taient vifs et brillants, et il aimait jouer de leur puis\u00adsance inti\u00admi\u00addante. Lors\u00adqu\u2019il fixait quel\u00adqu\u2019un, il enten\u00addait tou\u00adjours que l\u2019autre bais\u00ads\u00e2t les yeux le pre\u00admier. \u00ab&nbsp;Comme face au soleil&nbsp;\u00bb, disait-il. Ses dents \u00e9taient ternes et rares, sa taille petite quoique bien pro\u00adpor\u00adtion\u00adn\u00e9e. Son corps \u00e9tait par\u00adse\u00adm\u00e9 de taches et cou\u00advert de dartres qui lui cau\u00adsaient de vives d\u00e9mangeaisons.<br>\nIl avait la hanche et la cuisse gauche un peu faibles, ce qui lui cau\u00adsait par\u00adfois une l\u00e9g\u00e8re boi\u00adte\u00adrie. Sou\u00advent, l\u2019hi\u00adver, son index droit s\u2019en\u00adgour\u00addis\u00adsait, et il lui fal\u00adlait alors l\u2019en\u00adve\u00adlop\u00adper d\u2019un petit cercle de corne s\u2019il vou\u00adlait \u00e9crire.<br>\nIl uri\u00adnait fr\u00e9\u00adquem\u00adment de petits cailloux qui le fai\u00adsaient g\u00e9mir. Du sang, aus\u00adsi, ce qui l\u2019ef\u00adfrayait un&nbsp;peu.<\/p>\n<p class=\"texteprose\">Il crai\u00adgnait fort l\u2019o\u00adrage et le bruit du ton\u00adnerre. La nuit il s\u2019\u00e9\u00adveillait en folie et hur\u00adlait lorsque la foudre frappait.<\/p>\n<p class=\"texteprose\">Il fut le ma\u00eetre du monde. Sa vie fut une suite d\u2019in\u00adtrigues, de com\u00adbats, de tra\u00adhi\u00adsons, de meurtres, de joies et de ter\u00adreurs. Le jour de sa mort il deman\u00adda un miroir, fit arran\u00adger ses che\u00adveux et rele\u00adver ses joues tom\u00adbantes. C\u2019\u00e9\u00adtait au c\u0153ur de l\u2019\u00e9\u00adt\u00e9, il allait avoir soixante-dix-sept ans. Il dit \u00e0 ses amis: Ai-je assez bien jou\u00e9 cette farce qu\u2019on appelle la vie? Puis il les fit sor\u00adtir. Au moment de mou\u00adrir il fut sai\u00adsi d\u2019ef\u00adfroi et cria qu\u2019il y avait qua\u00adrante jeunes gens qui vou\u00adlaient l\u2019enlever.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"dquo\">\u00ab<\/span> Il man\u00adgeait tr\u00e8s peu, aimait sur\u00adtout les \u00e9per\u00adlans et les petites sar\u00addines, le fro\u00admage de bre\u00adbis et les figues nou\u00advelles. 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Il buvait rare\u00adment, et pr\u00e9\u00adf\u00e9\u00adrait \u00e0 tout autre le vin de&nbsp;R\u00e9tie.&nbsp;\u00bb &nbsp; Octave Auguste de [&hellip;]","og_url":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=3826","og_site_name":"Ce qui reste","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/cequireste\/","article_published_time":"2015-11-11T10:11:01+00:00","article_modified_time":"2017-09-03T08:40:44+00:00","og_image":[{"width":1000,"height":1000,"url":"https:\/\/cequireste.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/logo.png","type":"image\/png"}],"author":"Christian Garcin","twitter_card":"summary_large_image","twitter_creator":"@cequireste","twitter_site":"@cequireste","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Revue Ce qui reste","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"5 minutes","Written by":"Christian Garcin"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=3826#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=3826"},"author":{"name":"Revue Ce qui reste","@id":"https:\/\/cequireste.fr\/#\/schema\/person\/d30a91bade98621797a6c7aee9b17bb1"},"headline":"Octave Auguste","datePublished":"2015-11-11T10:11:01+00:00","dateModified":"2017-09-03T08:40:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=3826"},"wordCount":1118,"publisher":{"@id":"https:\/\/cequireste.fr\/#organization"},"keywords":["Prose"],"articleSection":["Christian Garcin"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=3826","url":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=3826","name":"Octave Auguste - 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