{"id":3449,"date":"2015-04-15T11:11:10","date_gmt":"2015-04-15T10:11:10","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/cequireste\/?p=3449"},"modified":"2017-09-03T17:30:20","modified_gmt":"2017-09-03T17:30:20","slug":"gabriel-henry","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=3449","title":{"rendered":"Passager (et autres po\u00e8mes)"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"titrepoeme\" align=\"center\">Passager<\/h2>\n<p class=\"strophe textjustify\">Il est assis au bord du&nbsp;lit.<br>\nIl ne peut pas se lever. Il se tient le flanc&nbsp;droit.<br>\nLa fen\u00eatre est entrou\u00adverte, le fleuve m\u00e9ca\u00adnique et ses fauves r\u00e9gu\u00adliers de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9.<br>\nSa propre res\u00adpi\u00adra\u00adtion s\u2019est \u00e9ta\u00adblie sur la mon\u00adtagne de la res\u00adpi\u00adra\u00adtion de la ville. Il fait sans doute chaud, et humide. La peau traite direc\u00adte\u00adment avec cette&nbsp;nuit.<br>\nLe poi\u00adson de chaque minute gonfle un sac increvable.<br>\nUn matin o\u00f9 le lait gout\u00adtait lour\u00adde\u00adment de toute part, quelqu\u2019un n\u2019ayant rien d\u2019un pr\u00e9\u00addi\u00adca\u00adteur lui avait dit qu\u2019ils vivaient sur un golem affran\u00adchi. Il ne com\u00adprit&nbsp;pas.<\/p>\n<p class=\"strophe textjustify\">Plus tard, dans la rue, il marche dif\u00adfi\u00adci\u00adle\u00adment et se tient tou\u00adjours le point o\u00f9 tous les yeux du corps ont conver\u00adg\u00e9. La dou\u00adleur est comme un sif\u00adfle\u00adment pressur\u00e9.<br>\nPour\u00adtant cette chair, pr\u00e9\u00adci\u00ads\u00e9\u00adment, la ville le sait, aucune lame ne la conna\u00eet. Lui y pense comme \u00e0 un ch\u00e2\u00adteau fortifi\u00e9.<\/p>\n<p class=\"strophe textjustify\">Int\u00e9\u00adrieur nuit. Les rideaux sont tir\u00e9s sur le monstre.<br>\nIl est de nou\u00adveau assis. De ses c\u00f4tes, il y a comme un d\u00e9part d\u2019oiseaux. Il finit par sou\u00adle\u00adver son&nbsp;habit.<br>\nUn buis\u00adson est&nbsp;l\u00e0.<br>\nUn buis\u00adson a pous\u00ads\u00e9 l\u00e0, pour\u00adsui\u00advant les os et le sang et la chair. Agi\u00adt\u00e9 dou\u00adce\u00adment d\u2019une brise per\u00adson\u00adnelle, il a cette danse conte\u00adnue des algues dans le ventre muet de la&nbsp;mer.<br>\nDepuis com\u00adbien de temps le porte-t-il ainsi&nbsp;?<br>\nIl croit recon\u00adna\u00eetre le cli\u00adque\u00adtis du chien d\u2019un revol\u00adver dans l\u2019horloge face \u00e0&nbsp;lui.<br>\nIl pense que son pas\u00adsa\u00adger d\u00e9cou\u00advert menace comme l\u2019averse.<br>\nIl ne sait que faire. Et la fen\u00eatre de la chambre va s\u2019opacifiant.<\/p>\n<div class=\"mks_separator\" style=\"height: 100px;\"><\/div>\n<h2 class=\"titrepoeme\">Atelier<\/h2>\n<p class=\"textjustify strophe\">Quand un arbre tombe, il ren\u00adverse ta nuit et tu crains que ses fr\u00e8res ne le suivent et tu ne peux pas replon\u00adger dans le ventre antique du sommeil.<\/p>\n<p class=\"textjustify strophe\">Ici j\u2019ai vu des corps bri\u00ads\u00e9s par la nuit, ava\u00adl\u00e9s par elle, ren\u00addus dia\u00adphanes. Ils n\u2019avaient pas com\u00adpris qu\u2019au bout des pieds s\u2019ensuivent des racines, pleines de sel et de&nbsp;cris.<\/p>\n<p class=\"textjustify strophe\">Au matin j\u2019observe de ma fen\u00eatre les petits immeubles de fau\u00adbourg qui font face. Leurs veines sont noires, ils pleurent. \u00c7a y est, la grande res\u00adtau\u00adra\u00adtion du sens magique est com\u00admen\u00adc\u00e9e. Il est temps que l\u2019homme puisse voir le pro\u00adlon\u00adge\u00adment de ses jambes sous la&nbsp;terre.<br>\nAujourd\u2019hui nous allons lib\u00e9\u00adrer cette autre ville assi\u00e9\u00adg\u00e9e qu\u2019est le ciel d\u2019ici. Faire taire les si\u00e8cles entiers d\u2019ailes toi\u00adl\u00e9es et de tubes \u00e0 essai. Je pour\u00adrai dan\u00adser sur les petits mon\u00adti\u00adcules o\u00f9 dorment ces folies, dan\u00adser sur la terre nubile et bien\u00adt\u00f4t deman\u00adder l\u2019as\u00adsis\u00adtance de la&nbsp;pluie.<br>\nJ\u2019irai en recon\u00adnais\u00adsance l\u00e0 o\u00f9 les arbres s\u2019annoncent, m\u2019inspirer des for\u00adte\u00adresses d\u2019enfants, y cher\u00adcher les marques de celles qu\u2019ils font de t\u00eate et de nuit, infi\u00adni\u00adment plus grandes.<br>\nJ\u2019\u00e9tudierai. Apr\u00e8s l\u2019o\u00adreille \u00e0 l\u2019\u00e9\u00adcorce, apr\u00e8s la cou\u00adture des mousses, nous aurons la liber\u00adt\u00e9 d\u2019inventer. Entre\u00adcho\u00adquer des osse\u00adments et don\u00adner un nom, un sens \u00e0 cela. Faire des signes et des sym\u00adboles. Et lire dans les fum\u00e9es vacantes.<br>\nJ\u2019ai d\u00e9j\u00e0 d\u00e9ci\u00add\u00e9 de lever trois colonnes ryth\u00adm\u00e9es, sur\u00admon\u00adt\u00e9es de la t\u00eate des ani\u00admaux tut\u00e9laires.<br>\nJ\u2019ai beau\u00adcoup tra\u00advaill\u00e9 l\u2019argile. Les sta\u00adtuettes sont cuites sous une langue incon\u00adnue. Puis cou\u00advertes de mor\u00adceaux d\u2019\u00e9toffe, car elles sont faites de veill\u00e9es et de chants qui br\u00fblent nos doigts.<\/p>\n<p class=\"textjustify strophe\">Avec le temps et de par\u00adtout vien\u00addront sans musique des \u00eatres de bois, de plumes, des hommes dou\u00adbl\u00e9s d\u2019animaux com\u00admuns, les che\u00adveux peu\u00adpl\u00e9s. Ils vont pro\u00adduire des acci\u00addents de fum\u00e9e. Un cha\u00admane peut s\u2019inventer ain\u00adsi et sans sourire.<br>\nNous n\u2019allons tuer personne.<\/p>\n<div class=\"mks_separator\" style=\"height: 100px;\"><\/div>\n<h2 class=\"titrepoeme\">Sans titre<\/h2>\n<p class=\"strophe textjustify\">Un corps est sur la table, vid\u00e9 de lumi\u00e8re.<br>\nJ\u2019ai peine \u00e0 le recon\u00adna\u00eetre. C\u2019est le pas\u00adseur qui n\u00e9go\u00adciait mes&nbsp;aubes.<br>\nLa nuit a pris ce corps mais ne l\u2019a pas cou\u00advert. Je pour\u00adrais mode\u00adler son argile.<br>\nIl y a comme un cierge au des\u00adsus du visage, \u00e0 l\u2019endroit du souffle. Je vois des djinns dans le bleu de la flamme.<br>\nLe cr\u00e9\u00adpus\u00adcule \u00e9tait une fi\u00e8vre verte, la veill\u00e9e d\u2019un enfant malade, le front comme un galet de&nbsp;cire.<br>\nIl ne m\u2019aidera plus.<br>\nIl y a dans le chant de la terre des bris de verres qui d\u00e9rivent. Per\u00adsonne n\u2019est plus l\u00e0 pour me cou\u00advrir les yeux. Per\u00adsonne pour d\u00e9fendre le pain de mes&nbsp;nuits.<br>\nLes cla\u00admeurs et les plaintes que je dois ral\u00adlier montent d\u2019un seul puits. Le silence c\u2019est la nuit, elle vous prend comme une infi\u00adni\u00adt\u00e9 de plantes s\u2019accrocheraient \u00e0 votre corps. Je dois fuir et pas\u00adser ce haut&nbsp;mur.<\/p>\n<p class=\"strophe textjustify\">J\u2019atteins le jour. Et m\u00eame l\u00e0 des lames sont sp\u00e9\u00adcia\u00adle\u00adment dis\u00adpo\u00ads\u00e9es dans l\u2019air.<\/p>\n<div class=\"mks_separator\" style=\"height: 100px;\"><\/div>\n<h2 class=\"titrepoeme\">Vrai sommeil<\/h2>\n<p class=\"textjustify strophe\">Les arbres ont fait des\u00adcendre leurs yeux dans les racines.<br>\nJ\u2019\u00e9touffe<br>\nles rues se res\u00adserrent comme dans un sac. N\u0153ud cou\u00adlant. J\u2019ai vu qu\u2019on livre les sou\u00adpirs de la terre aux br\u00fb\u00adleurs. L\u2019air se d\u00e9nude et je peux voir ses cica\u00adtrices de mille&nbsp;ans.<\/p>\n<p class=\"textjustify strophe\">Un jour, \u00e0 genou, j\u2019ai plon\u00adg\u00e9 mes mains dans la terre. Je les ai reti\u00adr\u00e9es bien vite, tant d\u2019enfants y dor\u00admaient, tant de verre bri\u00ads\u00e9. J\u2019ai su qu\u2019il fal\u00adlait tout ralen\u00adtir. Res\u00adpi\u00adrer plus grand. Effleu\u00adrer autant que pos\u00adsible, \u00e0 com\u00admen\u00adcer par la m\u00e8re com\u00admune. Je veux pou\u00advoir par\u00adtir sans que l\u2019on ait besoin de me coudre la bouche. Que la terre m\u2019accueille comme un ambas\u00adsa\u00addeur valable. Son silence est celui d\u2019un puits, pas d\u2019un caveau.<br>\nJ\u2019essayais plu\u00adsieurs fois de m\u2019allonger par\u00admi les pierres, de m\u2019endormir dans la flaque d\u2019un che\u00admin de ferme, gla\u00adc\u00e9e, rat\u00adtra\u00adp\u00e9e par l\u2019ombre. Je n\u2019\u00e9tais pas pr\u00eat. La faim le froid m\u2019ont trou\u00adv\u00e9 bien avant le silence.<br>\nJe per\u00adsiste. D\u00e8s que j\u2019aper\u00e7ois une per\u00adsonne endor\u00admie, je cours vers elle, sou\u00adl\u00e8ve ses pau\u00adpi\u00e8res et cherche \u00e0 me glis\u00adser dessous.<br>\nSi l\u2019occasion se pr\u00e9\u00adsente, je plon\u00adge\u00adrai dans un caillou inha\u00adbi\u00adt\u00e9, comme dans un lac, de ces cailloux qui com\u00adposent une ville de leurs sem\u00adblables.&nbsp;\u0152il unique, je remon\u00adte\u00adrai par\u00adfois res\u00adpi\u00adrer \u00e0 la sur\u00adface polie de soleil.<br>\nJe veux me secouer de ces ruines qui me tiennent \u00e9veill\u00e9.<\/p>\n<div class=\"mks_separator\" style=\"height: 100px;\"><\/div>\n<h2 class=\"titrepoeme\">L\u2019\u00e9poque<\/h2>\n<p>Je fais l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un appartement.<br>\nLa nuit&nbsp;seule.<br>\nL\u2019appartement est vide, immense. Tout est bleu noir, les murs sont des murailles blanches faites pour les ombres. Ils filtrent le p\u00e9trole de ces heures-l\u00e0.<br>\nC\u2019est un appar\u00adte\u00adment somp\u00adtueux, les meubles lais\u00ads\u00e9s l\u00e0 sont effleu\u00adr\u00e9s. C\u2019est une&nbsp;cache.<\/p>\n<p>Ceux qui se tiennent ici sont comme nus. Je suis avec eux, le front bar\u00adr\u00e9 de plu\u00adsieurs nuits de palabres la langue sous d\u2019\u00e9paisses couvertures.<br>\nIls sont en fuite, je suis avec eux. J\u2019ai pris ma place par\u00admi les accrou\u00adpis, un cos\u00adtume en coupe de cendres et d\u2019aube, comme les autres. Ils ne m\u2019ont rien demand\u00e9.<\/p>\n<p>Aucun n\u2019appuie son dos au mur car les parois s\u2019arquent et s\u2019\u00e9lancent. Le pla\u00adfond est de plus en plus loin. C\u2019est la der\u00adni\u00e8re d\u00e9fense de l\u2019appartement.<br>\nNous fai\u00adsons face aux fen\u00eatres hautes, nous fai\u00adsons face \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Le vent sou\u00adl\u00e8ve les rideaux en vagues r\u00e9gu\u00adli\u00e8res. Je crois que les murs ont fini par prendre les visages. Le vent leur tra\u00adduit la nuit. Elle est pleine de vigies, les auto\u00admo\u00adbiles passent comme les fauves passent, les phares apposent r\u00e9gu\u00adli\u00e8\u00adre\u00adment leur pas\u00adtel cru sur les fa\u00e7ades.<br>\nAin\u00adsi leur monde est proche et je cherche un refuge.<\/p>\n<p>Je fais l\u2019exp\u00e9rience de cet appar\u00adte\u00adment. Il est comme ensa\u00adbl\u00e9, la nuit perd de vitesse en pas\u00adsant les fen\u00eatres.<br>\nIls scrutent l\u2019ombre. Ils connaissent l\u2019i\u00add\u00e9e de fron\u00adti\u00e8re, pour eux ce n\u2019est pas un ruban \u00e0 l\u2019envers du&nbsp;cr\u00e2ne.<br>\nJe ne crois pas en cette nuit-l\u00e0. Je sais qu\u2019elle ne cou\u00advri\u00adra pas l\u2019\u00e9cho de nos souffles. Je sais qu\u2019elle veut que l\u2019on soit&nbsp;pris.<\/p>\n<p class=\"textjustify\">\n<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pas\u00adsa\u00adger Il est assis au bord du&nbsp;lit. Il ne peut pas se lever. Il se tient le flanc&nbsp;droit. La fen\u00eatre est entrou\u00adverte, le fleuve m\u00e9ca\u00adnique et ses fauves r\u00e9gu\u00adliers de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Sa propre res\u00adpi\u00adra\u00adtion s\u2019est \u00e9ta\u00adblie sur la mon\u00adtagne de la res\u00adpi\u00adra\u00adtion de la ville. Il fait sans doute chaud, et humide. 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