{"id":2495,"date":"2014-10-14T12:12:56","date_gmt":"2014-10-14T10:12:56","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/cequireste\/?p=2495"},"modified":"2017-09-05T12:33:21","modified_gmt":"2017-09-05T12:33:21","slug":"marianne-desroziers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=2495","title":{"rendered":"Bo\u00eete \u00e0 musique \/ Peinture \/ Exuvie"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Bo\u00eete \u00e0 musique<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait une bo\u00eete \u00e0 musique de rien du tout, un objet ridi\u00adcu\u00adle\u00adment petit et sans int\u00e9\u00adr\u00eat par\u00adti\u00adcu\u00adlier. Une babiole. Un bibe\u00adlot. Un jouet de petite fille. De gamine pauvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pour\u00adtant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pour\u00adtant, le monde bas\u00adcu\u00adlait quand elle l\u2019ouvrait. Quand la belle dan\u00adseuse d\u00e9ployait dans l\u2019air oppres\u00adsant de la mai\u00adson son petit corps gra\u00adcile et tour\u00adnoyant. Quand elle tour\u00adnait la cl\u00e9 et que la m\u00e9ca\u00adnique se met\u00adtait en route, une dr\u00f4le de petite musique \u00e9gre\u00adnait ses notes. C\u2019\u00e9tait le signal, le signal de la liber\u00adt\u00e9 de r\u00eaver. Elle aurait recon\u00adnu cette musique entre mille. C\u2019\u00e9tait sa bo\u00eete \u00e0 musique, son seul tr\u00e9\u00adsor. Elle le cachait dans le tiroir fer\u00adm\u00e9 \u00e0 cl\u00e9 de sa com\u00admode. Et le ser\u00adrait sou\u00advent contre son c\u0153ur asth\u00adma\u00adtique de petite fille plus si petite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis vint un jour de grand vent. Un jour de dis\u00adpute. Un jour de cris fusant entre ses parents. Elle prit sa bo\u00eete \u00e0 musique et sau\u00adta dans son lit. La cou\u00adver\u00adture remon\u00adt\u00e9e au-des\u00adsus de la t\u00eate, le visage enfoui dans l\u2019oreiller, elle ouvrit sa bo\u00eete\u2026 et il se pro\u00addui\u00adsit quelque chose d\u2019extraordinaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle vit la bal\u00adle\u00adrine de plus pr\u00e8s qu\u2019elle ne l\u2019avait jamais vue, le rouge de ses l\u00e8vres, le bleu de ses yeux, la blan\u00adcheur de sa peau, la finesse de ses jambes. Elle enten\u00addit la musique avec beau\u00adcoup plus d\u2019acuit\u00e9, elle avait de la musique plein les oreilles. Com\u00adment ces quelques notes malingres, ch\u00e9\u00adtives, pou\u00advaient-elles faire autant de bruit ? Elle se deman\u00adda ce qui se pas\u00adsait, ce qui lui \u00e9tait arri\u00adv\u00e9e\u2026 Elle se sen\u00adtait tout bizarre, pas comme d\u2019habitude. Pas du tout comme d\u2019habitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La petite fille \u00e9tait entr\u00e9e dans la bo\u00eete \u00e0 musique. L\u2019air y \u00e9tait doux, chaud, l\u00e9g\u00e8\u00adre\u00adment par\u00adfu\u00adm\u00e9 \u2500 odeurs de pain d\u2019\u00e9pices, d\u2019orange et de can\u00adnelle \u2500 et char\u00adg\u00e9 de pro\u00admesses. Le sol \u00e9tait moel\u00adleux, r\u00e9con\u00adfor\u00adtant, ses pieds repre\u00adnaient vie \u00e0 son contact ; il \u00e9tait fait de feutre rouge vif et elle aurait pu dor\u00admir dessus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Clic-naq-tzwing- Clic-naq-tzwing- Clic-naq-tzwing- Clic-naq-tzwing- Clic-naq-tzwing-<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle n\u2019y com\u00adpre\u00adnait rien, elle, \u00e0 la m\u00e9ca\u00adnique de sa bo\u00eete \u00e0 musique. Mais faut-il tou\u00adjours com\u00adprendre le pour\u00adquoi et le com\u00adment des belles choses offertes par la vie ? Non. Alors elle s\u2019endormit, \u00e9ten\u00addue de tout son long sur le feutre rouge vif de sa bo\u00eete \u00e0 musique sous les yeux de la bal\u00adle\u00adrine tournoyante.<\/p>\n<div class=\"mks_separator\" style=\"height: 150px;\"><\/div>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Peinture<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019atelier sent la pein\u00adture \u00e0 l\u2019huile, le bois, et sur\u00adtout le tra\u00advail, m\u00e9lange de sueur, de caf\u00e9 et de nuit sans sommeil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est l\u00e0, les pieds plan\u00adt\u00e9s dans le sol, \u00e0 quelques cen\u00adti\u00adm\u00e8tres de moi. Cela fait des jours et des jours qu\u2019il m\u2019\u00e9puise avec ses doigts. Les pin\u00adceaux sont d\u00e9lais\u00ads\u00e9s dans un coin, \u00e0 demi net\u00adtoy\u00e9, la pein\u00adture s\u00e8che sur leurs poils qui s\u2019agglutinent. Au d\u00e9but, j\u2019ai aim\u00e9 ses grandes mains blanches, plus mains de pia\u00adniste que de peintre, le contact l\u00e9ger de la pulpe de ses doigts sur moi, moi qui gisait l\u00e0 intacte et imma\u00adcu\u00adl\u00e9e depuis des lustres. Oui, je l\u2019ai aim\u00e9 cette main qui m\u2019effleuraient du bout des doigts, comme par fausse inad\u00adver\u00adtance, comme peut le faire un homme atti\u00adr\u00e9 par une femme mais n\u2019osant pas encore de gestes trop appuy\u00e9s. Il d\u00e9po\u00adsait un peu de pein\u00adture sur le bout de son index et me cares\u00adsait par petites touches sub\u00adtiles, fai\u00adsant \u00e9mer\u00adger de ma toile des t\u00e2ches de cou\u00adleur qui bien\u00adt\u00f4t repr\u00e9\u00adsen\u00adte\u00adraient des visages. Il a fait trois por\u00adtraits de cette fa\u00e7on, \u00e0 domi\u00adnante de jaune, de rouge et de bleu. Tous s\u00e8chent main\u00adte\u00adnant tran\u00adquille\u00adment dans un coin de l\u2019atelier. Au d\u00e9but, il \u00e9tait \u00e9ton\u00adn\u00e9 et heu\u00adreux d\u2019exp\u00e9rimenter de la sorte et puis il a vou\u00adlu aller plus loin, tes\u00adter ses limites, voir jusqu\u2019o\u00f9 nous pou\u00advions aller tous les deux dans cette nou\u00advelle tech\u00adnique. Donc apr\u00e8s deux jours de pr\u00e9\u00adli\u00admi\u00adnaires d\u00e9li\u00adcats, il s\u2019est \u00e9ner\u00adv\u00e9, a vou\u00adlu pas\u00adser \u00e0 la vitesse sup\u00e9\u00adrieure. Ses doigts se sont fait plus agiles et pres\u00adsants, avec force et pr\u00e9\u00adci\u00adsion il a vou\u00adlu me mar\u00adquer de son empreinte de fa\u00e7on plus forte, plus virile. Trem\u00adp\u00e9 ses doigts dans la pein\u00adture avec une cer\u00adtaine hargne dans le geste et un \u00e9clair de d\u00e9ter\u00admi\u00adna\u00adtion proche de la folie dans l\u2019\u0153il. M\u2019a ensuite bous\u00adcu\u00adl\u00e9 vio\u00adlem\u00adment, me lais\u00adsant des bleus sur tout le corps\u2026 puis les bleus sont deve\u00adnus mauves puis verts. Vous savez ce que c\u2019est quand on se prend un mau\u00advais coup, on passe par toutes les cou\u00adleurs\u2026 Non, c\u2019est s\u00fbr qu\u2019on ne peut pas dire qu\u2019il m\u2019ait \u00e9par\u00adgn\u00e9 mais le jeu en valait la chan\u00addelle. J\u2019\u00e9tais une pauvre petite toile vierge qui plus est et il a fait de moi un tableau, une \u0153uvre d\u2019art qu\u2019avec un peu de chance les gens vont admi\u00adrer ou d\u00e9tes\u00adter, com\u00admen\u00adter, ache\u00adter peut-\u00eatre qui sait\u2026 Mais je ne suis pas pres\u00ads\u00e9e qu\u2019on me trans\u00adporte dans une gale\u00adrie, qu\u2019on m\u2019installe sur un mur blanc et sans \u00e2me au milieu des pique assiettes venus se goin\u00adfrer de petits fours le soir du ver\u00adnis\u00adsage de l\u2019exposition. Non, je suis bien ici, dans l\u2019atelier, avec lui. Pour tout vous dire, Je crois bien que je suis amou\u00adreuse de mon peintre.<\/p>\n<div class=\"mks_separator\" style=\"height: 150px;\"><\/div>\n<h1 style=\"text-align: center;\">Exuvie<\/h1>\n<p>Une femme rampe sur un che\u00admin de&nbsp;terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses v\u00eate\u00adments sont en par\u00adtie d\u00e9chi\u00adr\u00e9s et r\u00e2p\u00e9s. A moi\u00adti\u00e9 nue, le visage recou\u00advert de terre, elle se tor\u00adtille sur le sol, comme si elle vou\u00adlait se d\u00e9bar\u00adras\u00adser de quelque chose. Quelque chose qui la g\u00eane, la retient, l\u2019entrave, l\u2019emp\u00eache. Sa peau. C\u2019est de sa peau dont elle essaie de se d\u00e9bar\u00adras\u00adser. Des lam\u00adbeaux de sa vie d\u2019avant se s\u00e9pare d\u2019elle. Petit \u00e0 petit, mine de rien, elle a fait sa mue. C\u2019est ici, sur ce che\u00admin de terre, \u00e0 deux pas d\u2019une auto\u00adroute que le long pro\u00adces\u00adsus amor\u00adc\u00e9 il y a plu\u00adsieurs ann\u00e9es prend&nbsp;fin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme un d\u00e9dou\u00adble\u00adment, une renais\u00adsance, une petite mort. Mor\u00adceaux de vie d\u2019hier aujourd\u2019hui conju\u00adgu\u00e9s \u00e0 l\u2019imparfait Aban\u00addon des peaux mortes. Des d\u00e9chets sur le sol, vieilles peaux vides de chairs. Vides de corps. Mais vides d\u2019\u00e2me ? Peut-\u00eatre y laisse-t-elle une par\u00adcelle de son \u00e2me dans cette peau. Pas le choix de toute&nbsp;fa\u00e7on.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faire peau neuve. Tabu\u00adla rasa. Voir le soleil se lever sur une aube nou\u00advelle. Vir\u00adgi\u00adni\u00adt\u00e9 des sens. Qui\u00e9\u00adtude retrou\u00adv\u00e9e. Contre quelques cen\u00adti\u00adm\u00e8tres car\u00adr\u00e9s de&nbsp;peau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une peau nou\u00advelle pour. Sen\u00adtir le souffle du vent, la fra\u00ee\u00adcheur de la pluie, la chaude caresse du soleil. Une peau nou\u00advelle pour. Jouir de la peau de l\u2019\u00eatre aim\u00e9 contre la sienne. Une peau nou\u00advelle pour. \u00c9prou\u00adver le monde autour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il lui faut une peau nou\u00advelle&nbsp;pour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Bo\u00eete \u00e0 musique &nbsp; C\u2019\u00e9tait une bo\u00eete \u00e0 musique de rien du tout, un objet ridi\u00adcu\u00adle\u00adment petit et sans int\u00e9\u00adr\u00eat par\u00adti\u00adcu\u00adlier. Une babiole. Un bibe\u00adlot. Un jouet de petite fille. De gamine pauvre. Et pour\u00adtant. Et pour\u00adtant, le monde bas\u00adcu\u00adlait quand elle l\u2019ouvrait. 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