{"id":1773,"date":"2014-07-31T11:15:12","date_gmt":"2014-07-31T10:15:12","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/cequireste\/?p=1773"},"modified":"2017-08-30T22:33:57","modified_gmt":"2017-08-30T22:33:57","slug":"jean-baptiste-pedini","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cequireste.fr\/?p=1773","title":{"rendered":"Au moins la nuit (extraits)"},"content":{"rendered":"<p class=\"textjustify\">Quelque chose l\u2019appelle, secoue, cli\u00adgnote, \u00e9teint en lui toutes les veilleuses, presse contre son visage un oreiller de plumes rouges. Quelque chose l\u2019appelle et il sent dans son cou la caresse de l\u2019acier, la grif\u00adfure super\u00adfi\u00adcielle des matins recon\u00adduits, la gros\u00adsi\u00e8\u00adre\u00adt\u00e9 de leur sub\u00adstance. Il n\u2019y est d\u00e9j\u00e0 plus. C\u2019est comme si s\u00e8che\u00adment une voix l\u2019expulsait de lui-m\u00eame, comme si les d\u00e9chi\u00adrures \u00e9taient fina\u00adle\u00adment cycliques. Sans logique. Sans arr\u00eat. Quelque chose l\u2019appelle et peu \u00e0 peu c\u2019est tout le r\u00eave qui fis\u00adsure et des bouts de coquille se d\u00e9tachent de sa bouche, de son torse rai\u00addi et de ses jambes qui jusqu\u2019alors pen\u00addaient gau\u00adche\u00adment dans le vide. Il n\u2019y est d\u00e9j\u00e0 plus. C\u2019est qu\u2019\u00e0 pr\u00e9\u00adsent en lui quelque chose crie trop&nbsp;fort.<\/p>\n<h1 class=\"titrepoeme\">\u2026<\/h1>\n<p class=\"textjustify\">L\u2019\u00e9blouissement est un choc in\u00e9vi\u00adtable, une explo\u00adsion dont la d\u00e9fla\u00adgra\u00adtion le plaque contre le blanc. De petits copeaux de silence lui rem\u00adplissent la bouche, font remon\u00adter d\u2019un trait la menace des regards, l\u2019\u00e9tonnement nais\u00adsant devant les c\u0153urs et les bat\u00adte\u00adments d\u00e9s\u00ad\u0153u\u00advr\u00e9s. Le blanc s\u2019approche plus pr\u00e8s de lui, l\u2019avale, le dig\u00e8re si rapi\u00adde\u00adment qu\u2019il ne pense m\u00eame plus \u00e0 la mort, ni \u00e0 toutes ces ombres autour de son tom\u00adbeau. Son tom\u00adbeau est un ciel en d\u00e9sordre, et pour\u00adtant cha\u00adcun de ses gestes a un empla\u00adce\u00adment, cha\u00adcune de ses bles\u00adsures, de ses vies effon\u00addr\u00e9es. Son tom\u00adbeau est c\u00e9leste et dou\u00adce\u00adment il res\u00adsus\u00adcite, porte la nuit comme d\u2019autres une&nbsp;croix.<\/p>\n<h1 class=\"titrepoeme\">\u2026<\/h1>\n<p class=\"textjustify\">Mais la coquille de vivre lui semble imp\u00e9\u00adn\u00e9\u00adtrable, dif\u00adfi\u00adcile \u00e0 cer\u00adner quand s\u2019agglom\u00e8rent les \u00e9mo\u00adtions, les grognes au ventre, les ten\u00adsions, les nuages tou\u00adjours enli\u00ads\u00e9s, les ton\u00adsures de l\u2019\u00eatre. Il ne sait pas com\u00adment s\u2019y prendre avec cette masse dure qu\u2019il porte tou\u00adjours en lui, qui le porte aus\u00adsi d\u00e8s les mon\u00adt\u00e9es de fi\u00e8vre. D\u00e8s le matin quand dedans tout s\u2019embrase, de m\u00e9moires en croyances, d\u2019amours en l\u00e2che\u00adt\u00e9s. Alors il se contente de pal\u00adper le silence. D\u00e9gou\u00adli\u00adnant de sueur. Bavant lamen\u00adta\u00adble\u00adment toutes ses peurs sur le trot\u00adtoir. Ses peurs sont comme ces escar\u00adgots que l\u2019on suit \u00e0 la trace quand revient l\u2019\u00e9claircie. Long\u00adtemps apr\u00e8s l\u2019averse. Tenaces et brillantes. Inco\u00adlores. Long\u00adtemps apr\u00e8s l\u2019averse, ses peurs sont comme&nbsp;vivre.<\/p>\n<h1 class=\"titrepoeme\">\u2026<\/h1>\n<p class=\"textjustify\">L\u2019aube vient comme une lev\u00e9e de corps. La lumi\u00e8re r\u00e9v\u00e8le quelque chose d\u2019\u00e9trange qui bat \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, brouille len\u00adte\u00adment le mono\u00adchrome de son regard. Ce quelque chose n\u2019a pas de nom, pas de forme dis\u00adtincte, pas de contours pour s\u2019agripper quand la tem\u00adp\u00eate pousse, pas de nuance, pas d\u2019\u00e9paisseur, pas de souffle adou\u00adcis\u00adsant un peu le br\u00fb\u00adlant de la vie. L\u2019aube vient et il se voit par\u00adtir avec. Cadavre mate\u00adlas\u00ads\u00e9. Pierre blanche rep\u00ea\u00adch\u00e9e dans la mare de la nuit. Pour\u00adtant les mains qui le sou\u00adtiennent lui res\u00adtent incon\u00adnues, portent visi\u00adble\u00adment plus que ce qu\u2019il est, que ce qu\u2019il lui semble \u00eatre. Ce n\u2019est pas tant le poids mort des heures qui p\u00e8se \u00e0 cet ins\u00adtant, ni sa vio\u00adlence, ni m\u00eame sa v\u00e9ri\u00adt\u00e9, ni le front d\u00e9gar\u00adni du ciel quand l\u2019horizon s\u2019allume. L\u2019aube vient mais en lui rien n\u2019est mis en balance. Rien n\u2019est&nbsp;juste.<\/p>\n<h1 class=\"titrepoeme\">\u2026<\/h1>\n<p class=\"separation\">Mais ce n\u2019est pas du vide qu\u2019il a peur, ni de la mort qui d\u00e9roule sa des\u00adcente de lit. Il ne craint pas non plus ce d\u00e9ses\u00adpoir \u00e9pais qui suinte des cani\u00adveaux, gagne quelques m\u00e8tres sur l\u2019aurore, va ber\u00adcer ceux qui ne dorment plus faute de r\u00eaves. Ce d\u00e9ses\u00adpoir-l\u00e0 a tra\u00adver\u00ads\u00e9 la nuit. Du moins c\u2019est ce qu\u2019il pense et cette id\u00e9e se r\u00e9pand vite. Les pico\u00adte\u00adments dans la langue, le four\u00admille\u00adment des mots alors que cha\u00adcun de ses membres est comme pi\u00e9\u00adg\u00e9 de vivre, les ver\u00adtiges, les rou\u00adgeurs, les petites bour\u00adsou\u00adflures sur le dos gr\u00ea\u00adl\u00e9 de l\u2019absence. Autant de symp\u00adt\u00f4mes qu\u2019il n\u2019identifie pas, ne veut voir qu\u2019en mirages. Son d\u00e9ses\u00adpoir a tra\u00adver\u00ads\u00e9 la nuit et lui avec et main\u00adte\u00adnant il en est proche, s\u2019y appuie comme \u00e0 l\u2019\u00e9paule d\u2019un ami bienveillant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelque chose l\u2019appelle, secoue, cli\u00adgnote, \u00e9teint en lui toutes les veilleuses, presse contre son visage un oreiller de plumes rouges. Quelque chose l\u2019appelle et il sent dans son cou la caresse de l\u2019acier, la grif\u00adfure super\u00adfi\u00adcielle des matins recon\u00adduits, la gros\u00adsi\u00e8\u00adre\u00adt\u00e9 de leur sub\u00adstance. Il n\u2019y est d\u00e9j\u00e0 plus. 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